Les États-Unis durcissent le ton face au non-respect des engagements pris par la République démocratique du Congo et le Rwanda dans le cadre des accords destinés à apaiser les tensions persistantes dans l’est de la RDC.
S’exprimant récemment, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a confirmé que des engagements formels avaient été signés par les deux pays, tout en reconnaissant que ces accords ne sont, à ce stade, pas respectés. Pour Washington, toutefois, l’existence de textes signés constitue un levier diplomatique majeur.
« Nous avons désormais une base sur laquelle demander des comptes et exercer des pressions », a déclaré le chef de la diplomatie américaine, soulignant que l’administration américaine ne se limite pas à une action diplomatique classique.
Fait notable, les États-Unis ont également impliqué le Congrès dans cette démarche. Républicains et démocrates ont été encouragés à mener leurs propres échanges avec les dirigeants concernés, afin de souligner que la stabilité dans la région des Grands Lacs constitue un enjeu bipartisan et transversal pour l’ensemble des institutions américaines.
Pour Marco Rubio, le défi n’est pas tant de négocier de nouveaux accords que de ramener les parties à la table du respect de leurs engagements initiaux. Une réalité fréquente, selon lui, dans les processus de paix, souvent fragilisés par des violations successives et des retournements de terrain.


