Alors que les États-Unis exacerbent les tensions au Moyen-Orient avec des frappes aériennes sur les installations nucléaires iraniennes de Fordow, Natanz et Ispahan, les Sud-Africains exhortent le président Cyril Ramaphosa au silence.
Les réseaux sociaux regorgent d’appels au silence, craignant que les liens de l’Afrique du Sud avec l’Iran via les BRICS et ses critiques d’Israël ne provoquent une réaction diplomatique ou militaire américaine.
Les frappes américaines, saluées par le président Donald Trump comme un « succès spectaculaire », ont accru les craintes mondiales d’un conflit plus large.
L’Afrique du Sud, déjà sous le choc des retombées économiques de ses tensions avec les États-Unis, a vu son rand et ses obligations s’effondrer la semaine dernière, sous l’effet de la flambée des prix du pétrole.
La récente initiative de Ramaphosa en faveur d’un dialogue entre Israël et l’Iran, ainsi que la condamnation par l’Afrique du Sud des attaques israéliennes contre les sites nucléaires iraniens, ont alimenté l’inquiétude nationale.
La dépendance de l’Afrique du Sud aux importations de pétrole via le détroit d’Ormuz, désormais menacé de blocus, pourrait faire grimper les prix de l’essence au-delà de 40 rands par litre, affaiblissant encore davantage le rand.



