Des soldats de la Force de défense nationale sud-africaine (SANDF), récemment rentrés d’un déploiement difficile en République démocratique du Congo (RDC), ont accusé leurs dirigeants de leur refuser d’importantes indemnités, affirmant qu’ils leur devaient au moins 33.000 $ chacun.
Ce conflit a donné lieu à une réunion urgente entre la SANDF et le Syndicat de la défense nationale sud-africaine (Sandu), après que le syndicat a rendu le problème public, amplifiant les griefs des soldats.
Les soldats, déployés dans le cadre de la Mission de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SAMIDRC) en RDC, affirment qu’on leur avait promis 6.000 dollars par mois pour leurs 15 mois de service, mais qu’ils n’en ont perçu que 1.900 à 3.200 par mois, ce qui laisse un déficit de plusieurs centaines de milliers de rands par soldat.
La SANDF a pris acte des plaintes et déclaré que la question des indemnités impayées serait « traitée et clarifiée ».
Cependant, aucun calendrier précis ni explication détaillée n’ont été fournis, ce qui a alimenté la frustration des troupes et suscité des critiques de la part de partis politiques comme l’Alliance démocratique (DA), qui a exigé la transparence sur l’allocation des fonds.
La DA souligne que le gouvernement sud-africain a budgété 5 milliards de rands pour la mission, un financement supplémentaire de la SADC étant destiné à financer les indemnités des troupes.
Cette controverse s’inscrit dans un contexte d’inquiétudes plus larges concernant le sous-financement de la SANDF, ses défaillances logistiques et le retrait chaotique des troupes de RDC, où 14 soldats ont perdu la vie lors d’affrontements avec les rebelles du M23.
Alors que le conflit autour des indemnités non versées s’intensifie, les soldats et leur syndicat font pression pour que des comptes soient rendus et une résolution rapide afin de garantir une rémunération équitable pour leur service.
Answer Omarusa
Correspondant Cap Town



